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Fiche 9
La gestion des compétences des formateurs
En comparaison des fonctions habituellement exercées par les formateurs, la mise en
oeuvre des NTIC nécessite des compétences nouvelles. Leur introduction s'appuie en effet
sur un changement de modèle
pédagogique qui vise l'ouverture
et inclut l'autoformation.
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- Pour permettre aux apprenants d'évoluer dans leur autonomie, il est nécessaire que les
compétences liées à la conception des ressources destinées à l'autoapprentissage
prennent le pas sur les capacités d'enseignement. Le formateurs a moins besoin de
transmettre ses connaissances que de mettre celles-ci à la disposition des apprenants
sous une forme directement appropriable.
Cette mutation se heurte souvent à des résistances psychologiques que la formation
continue des formateurs peut permettre de surmonter.
- D'autre part l'autoformation, au moyens des NTIC, est souvent
appréhendée comme un processus d'automatisation de la formation qui entraînerait la
disparition du métier de formateur. Nous observons dans la pratique que cette
appréhension est loin d'être justifiée. L'autoformation nécessite en effet beaucoup de
travail, sous forme d'accompagnement de l'apprenant. Celui-ci est en effet confronté aux
difficultés de son autonomie et il peut avoir besoin de soutien intensif. C'est ce
qu'apporte la fonction de médiation
qui doit aussi être développée pour garantir la réussite d'un dispositif
d'autoformation.
- Comme pour tout processus de changement organisé, il est
souhaitable que l'introduction des NTIC soit gérée comme un véritable projet. Au delà des simples
intentions, un projet exige en effet une définition claire et rationnelle des finalités,
des objectifs, des résultats attendus, des méthodes (comment ?), des moyens (avec quoi
et qui ?), un calendrier (quand ?) et des modalités de son évaluation. L'expérience
montre que sans projet, les intentions se transforment malheureusement en déceptions. La
gestion de projet fera donc partie des compétences nécessaires aux acteurs de
ce changement.
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Le développement et la mobilisation de ces trois types de
compétences ne peut se réaliser seulement "sur le tas", c'est-à-dire par un
processus uniquement interne à l'organisme de formation. On croit pouvoir faire des
économies en ne faisant pas appel à des appuis extérieurs, mais l'expérience montre
que les tâtonnements internes coûtent beaucoup plus cher que le recours à la formation
et au conseil externe.
Enfin, la mobilisation des compétences peut être gérée selon
différentes formes :
- l'équipe pilote : ce choix consiste à s'appuyer sur une petite
équipe compétente et motivée pour mettre en place des réalisations ayant une porté
démonstrative et destinées à être ensuite diffusées auprès des autres sous-ensembles
de l'organisation ;
- la mobilisation transversale : en s'appuyant sur une volonté
politique claire et un solide projet d'établissement, toutes les unités de formation
peuvent être mobilisées dans ce changement.
La limite du premier modèle réside dans la difficulté de diffuser
des réalisations pilotes et de démultiplier les nouvelles compétences. Le second
modèle se heurte à la difficulté de trouver dans une organisation un grand nombre
d'acteurs motivés et mobilisables pour ce changement.
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