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La carte cognitive Les matériaux dapprentissage proposés à lapprenant peuvent plus ou moins favoriser lapprentissage de connaissances, la construction de lautonomie, ou au contraire induire auprès de celui-ci de véritables blocages. Laccès au savoir, aux contenus dapprentissage, est structuré par lorganisation des matériaux mis à la disposition des apprenants. Une connaissance spécifique de ce quapporte un matériel dapprentissage, au delà des évidences et des apparences, permet aux formateurs déviter ou de résoudre certaines difficulté dapprentissage. La carte cognitive (Debray,1992, p.43) est un outil qui permet, à travers 7 paramètres danalyse de lacte dapprentissage, de mieux positionner ces difficultés, ou de proposer des activités pertinentes par rapport à des besoins donnés. Le contenu de la tâche, son aspect thématique, le contexte dapplication de lactivité, peuvent être appréciés selon leur caractère de familiarité pour lapprenant. Les modalités de langage demandées à lapprenant peuvent être diverses : graphiques, orales, numériques, textuelles écrites, gestuelles La difficulté de lapprenant avec une modalité dexpression ne préjuge pas de son incapacité par rapport au contenu du problème posé. Les phases dactivité mentale nécessaires ne sont pas les mêmes pour réaliser telle ou telle activité. Ces phases sont au nombre de trois : la prise dinformation (input), lélaboration des données et la restitution dun résultat (output). Lactivité dapprentissage proposée peut plus ou moins mettre laccent sur une ou plusieurs de ces phases, de même que la difficulté rencontrée peut concerner plus particulièrement lune delles. Les opérations cognitives mobilisées dans lactivité mentale sont repérables à travers les principes ou les règles mis en uvre pour traiter linformation et résoudre le problème. Ces opérations cognitives sont : lidentification, la comparaison, la classification, la catégorisation, la sériation, lorientation spatiale, etc. Ces opérations correspondent à des degrés de difficulté plus ou moins importants qui renvoient aussi à des stades du développement mental. Par exemple la classification, consistant à ranger des objets dans des catégories préexistantes, est plus simple que la catégorisation qui consiste à créer les catégories préalables au rangement des objets. Le niveau de complexité de la tâche est mesurable par le nombre dunités dinformation à prendre en compte pour effectuer celle-ci. Le niveau dabstraction peut être défini selon une graduation qui va du niveau le plus concret, dans lequel lapprenant sappuie sur sa perception sensorielle des objets et des phénomènes, au niveau le plus abstrait lorsquil sagit de manipuler des relations entre des concepts. Le niveau defficacité requis pour réaliser une activité ne doit pas être confondu avec la capacité intellectuelle (comme cest souvent le cas) qui englobe lensemble des paramètres. Il concerne les éléments comme lengagement personnel, la précision et la rapidité qui doivent être mis en, uvre pour résoudre un problème. Lanalyse prenant en compte ces différents paramètres doit permettre au médiateur danticiper, ou bien de diagnostiquer a posteriori, les difficultés auxquelles lapprenant est confronté en travaillant avec tel ou tel matériel dapprentissage (Debray,1992, p.43). |
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